lemme start (since i started this thread):
Un homme fini
il a perdu le language celui qui ne peut s'affranchir,
dont la mémoire a moisi comme le coeur,
qui ne trouve plus la raison du courage
et se tourmente de trop devant l'insolence des murs!
Il est consumé jusqu'a la moelle des os
par la peur des goêliers qui n'existent pas
et par des insectes invisibles qui font la ronde
dans sa pauvre tête irréconciliée.
Il voyage au hasard et ne connaît personne
qui le pourrait guider dans la forêt de sa solitude.
Il rêve à des éboulis gigantesques
qui emporteront l'univers dans le creux béant
de la fin du monde explosant sur la paume de Sa main!
Mais tout continue à s'épanouir toujours et sans cesse
dans les recommencements du vouloir et de l'agir.
Lui, il est fini parce qu'il n'a jamais commencé
et son histoire sans nom entre dans l'immobilitée
de l'échec qui ressemble à l'épaisseur du roc
recouvrant d'ironie l'engourdissement de tout son être.


Reply With Quote


